Canada · 28 Days · 18 Moments · February 2018

Roadtrip en Islande


28 February 2018

Nous avons aimé l’Islande! Elle nous a déroutés. On l’aurait aimée plus sèche, plus bleue mais bon, l’aventure c’est ça! Je crois que nous reviendrons vivre son soleil de minuit ;-). Petites observations islandaises: - Ils ont une drôle de façon de faire les lits. Même dans un lit double, il y a deux douillettes simples dont les bords sont repliés sur eux-même afin de ne pas pendre de chaque côté du lit. - Aux feux de circulation, il y a un feu jaune juste avant que ça repasse au vert, comme pour dire tenez-vous prêts, ça va être votre tour. - Reykjavik recèle plusieurs oeuvres artistiques installées dans des lieux plus ou moins passants.
Aujourd’hui, derniers instants islandais! Nous les occupons un peu différemment selon nos intérêts. Pendant que j’arpente les rues à la recherche de découvertes urbaines, François reste patiemment devant le bassin où de beaux canards s’ébattent espérant quelques bouts de pain. Il y avait même des fuligules morillons que nous n’avions jamais vus au Québec. Ce volet urbain a terminé le voyage agréablement mais, nous ne pouvons pas dire que nous avons été ébahis par Reykjavik. Mon guide dit que ce qui y rend la vie nocturne aussi spéciale, c’est l’incroyable énergie qui s’en dégage. C’est peut-être ce qui explique la fébrilité que j’ai ressentie hier soir.

27 February 2018

Après avoir bouclé ce road trip, en début de soirée, nous avons fait dans le quartier Laugavegur de Reykjavik ce qui s’appelle semble-t-il le djammith (ce qui signifie « sortir en ville »). En plus des bars, restaurants et boutiques, on peut y admirer l’Hallgrímskirkja, une immense église de béton blanc, édifice vedette de Reykjavik. Ses dimensions et son architecture ont semble-t-il suscité une vive polémique. Je vous laisse en juger. Et finalement, pour ce dernier soir, ne reculant pas devant la dépense, nous nous sommes permis un délicieux souper au resto, toutefois, pour survivre financièrement, vaut mieux cuisiner le plus possible car les restos ici ne sont pas donnés. Si j’étais rabat-joie, je dirais qu’on y a dépensé le montant de l’épicerie pour toute la semaine, mais comme je suis de nature positive, je dirai plutôt que notre formule de repas pour le voyage fût vraiment géniale car l’épicerie pour la semaine nous a coûté à peine plus qu’un seul repas au restaurant!
Ce fût une journée bien remplie. Grise et pluvieuse, mais certainement celle où l’on a le plus marché. Une jolie randonnée, malgré la grisaille, le long des falaises, près de Hellnar, où la mer a sculpté les rochers de belle façon. Vous pouvez aussi remarquer les champs de lave moussu, témoins laissés par d’anciennes éruptions volcaniques. Pour le retour vers la capitale, comme la météo s’annonçait moins catastrophique qu’hier, nous avons retraversé la péninsule, passant par les montagnes, sur une petite route souvent cachée sous la brume. Cela a mis un peu de piquant dans l’aventure, et surtout, nous a permis de refaire la route de bord de mer que l’on n’avait à peu près pas vue la veille. Nous avons beaucoup roulé dans cette petite semaine, mais chaque région vue en valait la peine et nous présentait quelque chose de différent.
Oh YES! YES! YES! Celui qui a dit que l’avenir est à ceux qui se lèvent tôt était dans le champ! L’avenir est à ceux qui se couchent tard, surtout s’ils souhaitent voir des aurores boréales! Ou du moins à ceux qui osent se relever. Nous étions proches du sommeil lorsqu’un dernier coup d’oeil dehors nous a fait bondir dans nos souliers, puis dans la voiture. Une vingtaine de minutes plus tard nous étions devant le Kirkjufell, cette montagne conique et photogénique. François s’est payé la traite de photos de nuit. Les premières aurores étaient rectilignes et timides, puis elles se sont animées. Bien que plutôt blanches à l’oeil nu, elles sont devenues dansantes et vaporeuses à souhait. J’aurais espéré les voir plus colorées dans le ciel, mais je ne ferai pas la difficile. C’est tout de même fascinant de voir à quel point elles ressortent vertes sur les photos. Il faut dire que les photos présentées ici ont beaucoup perdu en qualité dans le transfert vers le iPad.

26 February 2018

Par la suite, la péninsule de Snaefellsness, au nord de Reykjavik. La côte est dentelée de petites baies abritant parfois un village et de belles montagnes jalonnant le parcours. On se croise les doigts pour que dame nature soit généreuse demain parce qu’aujourd’hui, en plus de la pluie et des nuages gris intenses, les vents ont dépassé tout ce que nous avions vécu! Et ce n’est pas peu dire... En attendant, nous sommes dans un guesthouse vraiment bien. La formule est intéressante, car il y a possibilité de cuisiner, ce qui en plus d’être économique, nous plaît bien. Vous aurez remarqué que nous ne parlons jamais d’aurores boréales :( Il faudrait d’abord un ciel dégagé, ce qui se fait très rare cette semaine. Il reste demain soir!
Nous avons commencé la journée en découvrant le dernier attrait du Cercle d’or : Thingvellir. C’est un lieu historique pour les Islandais, car le premier parlement y aurait siégé. Ce qui nous intéressait était surtout un phénomène naturel qui s’y retrouve aussi, la jonction entre les plaques tectoniques américaine et européenne. Je dois dire que je l’avais imaginée plus spectaculaire. Nous venions de marcher à l’intérieur sans le savoir quand nous sommes arrivés au centre d’information pour connaître sa localisation! En bonus, une chute magnifique comme nous en aurons vues plusieurs.
Oh my god! Au réveil je vois deux trous dans les nuages, laissant entrevoir d’abord de jolies couleurs de lever de soleil puis du ciel bleu! Ce n’est pas dans la direction que nous prendrons mais peut-être est-ce tout de même de bon augure! Eh bien non! La suite prouva que l’on allait rester dans le gris et dans les grands vents spectaculaires qui font craindre que la voiture ne se retrouve à la mer. Car oui, nous avons longé ce qui doivent être par temps plus clément, de magnifiques paysages côtiers. L’aventure c’est l’aventure, il faut la prendre comme elle est!

25 February 2018

C’est donc un peu patraques que nous poursuivons notre route pour aller admirer deux autres incontournables de ce circuit. Gulfoss est en fait constitué d’une multitude de chutes et de cascades de différentes grosseurs. Sous un ciel ensoleillé, un arc-en-ciel se profile au-dessus du lieu. Nul besoin de vous dire que nous n’en n’avons pas vu! (D’autres photos de Gulfoss suivront...les auteurs ne sont pas satisfaits;-)) Par la suite, c’est un phénomène naturel bien particulier qui nous a ébahis. Geysir est un lieu où fument d’innombrables geysers dont celui qui donna son nom à l’endroit et au phénomène. Toutefois, il a été dépassé depuis quelques années par Strokkur quant à ses éruptions spectaculaires. C’est vraiment impressionnant quand on se rappelle que l’homme n’a rien à voir dans la force de ces puissantes eaux chaudes.
L’Islande de cette fin de février est définitivement grise. « Fifty shades of grey » , cela serait bien à propos pour ce voyage! Qu’à cela ne tienne, nous sommes ouverts et heureux. Nous avons donc quitté notre gîte qui est pratiquement au pied du fameux volcan qui a paralysé le transport aérien en 2010. Nous nous sommes mis en route vers le Cercle d’or. Mais avant Gulfoss la magnifique, un petit arrêt, histoire de bien se détendre et surtout, de savourer un passe-temps très finlandais. Ils sont forts sur la trempette en eaux chaudes. Secret Lagoon en est un exemple parmi tant d’autres. Moins spectaculaire que Blue Lagoon mais beaucoup moins cher aussi. C’est à Flúdir, et il fait bon y mariner sous un ciel lourd et pluvieux. Le bassin où nous faisons trempette est alimenté par des sources de 90 à 100 degrés Celcius! L’eau du bassin doit être autour de 40 degrés. Il est assez grand pour qu’on puisse nager, surtout qu’il n’est pas encore très achalandé.

24 February 2018

Quelle journée! La météo fût particulièrement capricieuse et heureusement qu’elle s’est ressaisie, car nous étions à quelques gouttes d’une grande déception. Nous nous sommes levés avec un ciel encore tout gris, des nuages tous gris et une humeur qui aurait pu...facilement virer au gris :-(. Nous avions fait toute cette route pour voir Jökulsárlón et sa lagune, où baignent des morceaux de glacier, et cela augurait très mal. Nous avons heureusement eu le plaisir de croiser quelques chevaux islandais que la pluie ne semblait pas incommoder outre mesure. Et puis voilà, à une quinzaine de km de notre destination, de timides rayons de soleil s’activant à percer la masse de nuages. Nous avons donc pu bénéficier de quelques heures sans pluie (c’est déjà ça) et même d’un peu de lumière du jour, mettant en valeur le magnifique paysage glaciaire. Pour terminer en beauté, les derniers moments de lumière se sont estompés derrière les rochers de Vik, nous offrant un dernier beau paysage.

23 February 2018

Skogar à Höfn, 300 km dans la pluie et le vent, bravant des rafales de 70-75 km/heure. Heureusement qu’en début de journée, dame Nature ne s’était pas encore déchaînée. Cela nous a permis de retourner à Skogafoss, gravir l’escalier qui mène au dessus de la chute de 62 m. Tout en haut, nous avons pu admirer d’autres cascades dont François a tenté de rendre la beauté, en jouant encore une fois avec les principes de la longue exposition . Après qu’il ait vaincu les intempéries routières avec brio, c’est à Höfn, petite bourgade de bord de mer que nous nous arrêtons dans un charmant petit gîte. Demain, nous ferons la route dans l’autre sens. La météo s’annonce un peu mieux, ce qui nous permettra de faire les arrêts que nous avons omis aujourd’hui, n’y voyant à peu près rien avec ce temps épouvantable.

22 February 2018

Autour de Skogar, notre destination pour cette première journée, il y a deux belles cascades qui, malgré une météo fragile, nous ont offert un beau spectacle. Nous nous sommes donc amusés pour vous les présenter, la mienne en version plus traditionnelle et celle de François en longue exposition. Vous avez donc deux versions de Seljalandsfoss! Vous avez aussi Skogafoss où la météo a été particulièrement changeante n’empêchant pas François de braver les éléments. Les photos qui semblent sépias, sont le réel reflet des changements de ciel islandais.
Le vol s’est bien déroulé. Il y a un avantage à voyager avec un transporteur qui offre un service minimaliste. Comme l’équipage de bord n’a rien à offrir, il ne nous réveille pas sans cesse. Nous sommes arrivés vers 4 h 30 du matin et grâce à une réservation de dernière minute dans un petit hôtel près de l’aéroport, nous avons pu prendre quelques heures de sommeil avant de repartir. L’Islande est une terre de contrastes où l’activité volcanique a laissé ses traces. Le paysage et la météo ne cessent de nous surprendre. Nous côtoyons des montagnes magnifiques, la mer déchaînée et de vastes et plates étendues assez désertiques. À certains moments, des cabanes bâties à flanc de montagne nous rappellent aussi que l’Islande fût terre de vikings. Le ciel quant à lui n’est pas en reste. Il passe rapidement du bleu au gris pour finalement se napper d’un filtre doré qui lui confère un aspect magique.

21 February 2018

Ça y est, la douce excitation d’un début de voyage vient de nous envahir! C’est un départ à saveur de verglas, ponctué d’une panne d’électricité et d’arbres magnifiquement glacés! Le bonheur est au rendez-vous!

14 February 2018

Soirée de St-Valentin, une semaine avant le dėpart...nous sommes fébriles.

1 February 2018

Le décompte est commencé pour ce roadtrip né d’une impulsion spontanée du genre: « une semaine en Islande, est-ce que ça te tenterait? «  Oui! ». Et le lendemain les billets d’avion étaient achetés, on part du 21 au 28 février parcourir une portion de ce beau pays, à la recherche de paysages spectaculaires et, nous l’espérons, d’aurores boréales!